Le poussin et la grâce.
Ici, au Laos, de nombreuses ethnies vendent dans les marchés les produits qu'ils cueillent et chassent dans leurs montagnes. On les reconnaît facilement à leurs stands qui ne proposent rien de la production ordinaire de l'agriculture industrielle, comme les tomates calibrées, les pommes de terre bien lisses, les maïs bien gros, les bananes bien jaunes, les pastèques de dix kilos... Si les pangolins, les chauves-souris, les écureuils, les rats des rizières, les serpents, les oiseaux migrateurs, les oisillons volés dans leurs nids... ne m'ont jamais donné envie d'en acheter, je suis en revanche toujours curieux de découvrir des fruits et des légumes de ces gens de là-haut : ce sera l'objet d'une publication prochaine. Ce jour, l'objet de mon attention se portera sur deux champignons qui me rappellent immanquablement ceux que je cueillais en France, sans toutefois être exactement les mêmes. La première fois que j'ai vu ce champignon au marché de Ban Hua K...


