Tilapia en gravlax
Mes lecteurs trouveront facilement sur internet la recette du gravlax, plat national de Suède qui consiste à mariner pendant une nuit un filet de saumon dans du sucre, du sel, de l'aneth, du poivre. On trouve facilement du saumon au Laos, de Norvège fatalement, au rayon des produits surgelés, hélas, et très cher... là je devrais user d'un autre adverbe, histoire d'en rajouter sur le sentiment de réticence. Mais nous ne céderons pas à cette facilité. J'ai donc cherché une transposition du gravlax sur un poisson local : le tilapia. Local signifie seulement qu'il est élevé ici en abondance, au fil de l'eau des rivières, comme partout à travers le monde. Le tilapia est en effet le poisson le plus consommé dans le monde.
La technique d'élevage du tilapia a été maximisée par les Chinois qui dispensent leur expertise partout à travers le monde. C'est le cas au Laos. Ce n'est donc pas un poisson bio, mais un produit de l'élevage intensif.
Que vaut le gravlax de tilapia ? Il vaut largement le gravlax de saumon. Je l'ai mangé à l'italienne, avec un filet d'huile d'olive, quelques larmes de jus de citron, du basilic et du parmesan. Bientôt, je pourrai faire des gravlax avec les tilapias de mon élevage. J'attends seulement qu'ils atteignent une taille suffisante, 30 cm, et un poids supérieur à 600 g. Pour l'instant, les plus gros sont grands comme ma main et pèsent dans les 300 g après six mois de croissance. Je ne vais quand même pas appeler un expert chinois pour les faire grandir plus vite. Aussi je devrai attendre plus longtemps, peut-être un an de plus. Ah, je les élève avec des poissons chats dans le but de nourrir un chat, trois chattes (dont une est enceinte) un chien et une chienne !



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