L'avocatier est un drôle d'hermaphrodite


Notre avocatier n'a pas atteint l'âge de trois ans et n'a pas choisi son sexe, ce qu'il ne fera jamais. Il est un drôle d'hermaphrodite dont les fleurs sont d'abord femelles à la fleuraison avant de devenir mâles, ce qui rend impossible l'autofécondation qu'on est en droit d'attendre d'un hermaphrodite. Raison pour laquelle, d'un point de vue scientifique, il n'est pas vraiment hermaphrodite et il a besoin du travail des abeilles pour se reproduire, et de pollens d'autres arbres, encore mieux d'autres espèces d'avocatiers pour le brassage génétique. Pour cela, il produit beaucoup de fleurs, jusqu'à un million, dont cinq mille seulement seront fécondées, ce qui en fait quand même deux cents. Ce que j'observe sur mon jeune avocatier corrobore la littérature scientifique très abondante sur cette question. La grande majorité des petits fruits de la taille d'un grain de poivre sont tombés, tandis que ceux qui restent grandissent chaque jour et sont en belle santé. Il est donc légitime de s'inquiéter pour les branches de l'arbuste, visiblement trop frêles. C'est la même inquiétude que pour les jeunes manguiers. Pour sa première vraie portée, l'avocatier a besoin de tuteurs plus solides que celui qui l'a accompagné pendant sa croissance. 

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