Abondance
Un mois après la précédente visite, les pommes jacques ont atteint la taille de petites et grandes cloches de veaux et vaches d'alpages. Ils restent en troupeau suspendu et leur parfum est perceptible à moins d'un mètre : une odeur de banane. Pour affiner mes notes, je retourne à l'arbre pour coller mon nez sur le plus gros de la bande : en plus de la banane, il y a de la poire et du coing, et toujours la verdure herbacée de la carapace. Les jacques ne sont pas encore mûrs mais on peut déjà les manger comme légumes, en les cuisants à l'eau après épluchage. La texture du fruit cuit et sa couleur ressemblent à celles de l'artichaut, pour le goût, je dois en manger encore pour préciser la description. On en trouve au marché, vendu en rondelles et déjà cuits, qu'il suffira de cuisiner. Pour cela, chercher des recettes indiennes, car il se dit que c'est de l'Inde que vient l'habitude de cuire les jacques avant maturité pour les manger en légumes. Je pense aussi qu'on peut les manger en vinaigrette comme les artichauts, les poireaux ou les asperges. Une chose est sûre, à la saison des Jacques, on ne risque pas la famine.


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