25 août 2012

L'instant décisif

Un matin du mois de janvier 1976, je lançai une pierre en direction d'un oiseau de la taille d'un moineau. Ce fut la seule fois de ma jeune vie de chasseur (j'avais neuf ans) que le projectile toucha sa cible. Le lendemain, je quittai ma famille pour un long voyage vers la France. Le petit oiseau s'envola, se volatilisa dans ma mémoire. Je fis mes premiers pas dans ma deuxième vie. De tous les souvenirs de mon départ, celui-ci est les plus tenace, le plus net au sens photographique. Une sorte de rêve récurrent, dont il reste tous les détails au réveil.

Natures mortes avec paysage

On peut être et avoir l'été.

15 août 2012

Ere glaciaire

Une distraction dont je suis coutumier, qui est aussi mon état normal de vigilance, m'a fait supprimer les vingt et quelques derniers messages de l'orient de l'Orient. Après un premier temps de fatalisme, j'ai décidé de fouiller les entrailles de Big Brother pour récupérer les messages perdus. Ce ne fut pas chose aisée, mais pleine d'enseignement. Le principal étant que rien ne disparaît définitivement de l'internet ; et cela est autant cause de contentement, puisque j'ai pu retrouver les messages "supprimés", que d'un questionnement confinant à une inquiétude diffuse. Cette dernière peut se dire en ces termes : la virtualité de l'internet, en même temps qu'elle nous prive de l'expérience réelle des relations aux autres, nous prive surtout du risque de la perte, puisque que la première condition de la perte réside dans la possession absolue, intime et charnelle. 

7 AOUT 2012 Ici gît Phaéton qui voulut conduire le char de son père

Le deuil des sœurs de Phaéthon pouvait seul égaler le deuil de leur mère. Gémissantes et frappant leur sein, elles remplissent l'air de cris superflus et de plaintes que leur frère ne peut plus entendre. Nuit et jour elles l'appellent, et restent penchées sur son tombeau.

Déjà Phébé avait quatre fois renouvelé son croissant, elles pleuraient encore (car leur douleur était devenue une longue habitude). Un jour que Phaéthuse, l'aînée des Héliades, venait de se prosterner au pied du tombeau, elle se plaignit que ses pieds se raidissaient. La belle Lampétie, qui s'élançait pour la secourir, se trouve arrêtée par des racines naissantes. La troisième veut s'arracher les cheveux, et ce sont des feuilles qui remplissent ses mains. L'une s'écrie que son corps devient un arbre, l'autre, que ses bras s'étendent en rameaux ; et tandis que ce prodige les étonne, une écorce légère les embrasse, et montant par degrés, emprisonne leurs cœurs, leur sein, leurs épaules, leurs bras. Leur bouche encore libre, appelait, invoquait leur mère. Mais que peut-elle, hélas ! que courir, de l'une à l'autre, et les embrasser dans son désespoir. Vainement essaie-t-elle de les débarrasser de l'écorce qui les couvre. Elle rompt les tendres rameaux qui s'attachaient à leurs bras ; mais des gouttes de sang en sortent comme d'une blessure : "Ô ma mère, arrêtez, s'écrie chacune de celles qu'elle a touchées, arrêtez ! épargnez-nous ! En blessant ces rameaux, c'est notre corps que vous déchirez. Adieu ! c'en est fait, adieu"... et l'écorce, s'élevant au-dessus de leurs têtes, presse et retient leurs paroles captives.

Mais, sous des formes nouvelles, leurs larmes coulent encore ; durcies par le soleil, elles distillent en ambre de leurs rameaux naissants, et tombent dans l'Éridan rapide, qui les recueille pour en parer les dames du Latium.



13 JUIL 2012 Le temps de l'oubli

Rien de plus salutaire que le désordre ordinaire, et l'acte de faire le ménage procure d'autant plus de satisfaction que le rangement auquel on s'astreint ne fait qu'augmenter la sensation que nous échappe le sens réel de nos gestes, de nos mouvements, des agencements du corps et de l'esprit. De là, ma réticence à réclamer de mon fils qu'il range ses affaires, alors que moi-même, je passe mon temps (c'est à dire dans l'oubli du temps) à laisser dériver toute notion de rangement. Poésie de l'objet qui ne trouve jamais sa place, sa fonction, sa valeur d'usage. Intimité de ce qu'on sait être là, à portée de main, qu'on ne touche finalement qu'en imagination. Tel numéro de téléphone d'un amour d'une jeunesse imaginée, griffonné sur un ticket de métro, qu'on ne jettera jamais, qu'on retrouve chaque fois qu'on s'occupe d'affaires sérieuses, impôts, sécu, assurance, au milieu d'une pile de fiches de paye, de quittances de loyer, de factures, de lettres de Madame Dumas, conseillère financière à la Société Générale... Tel billet d'avion d'un voyage à l'autre bout du monde, en terre natale, dont on sait qu'une seule vie ne suffira pas pour en revenir.



18 JUIL 2012 CAPTATION

Quelque part entre Die et Valence, depuis la fenêtre d'un train. Ce jour là, durant le trajet d'une heure, j'avais   photographié, en mode rafale, quelques 1252 images... Le chemin de fer suivait le cours de la Drôme  jusqu'à Crest, coupait ensuite à travers les terres en direction du nord. Et moi, tout occupé à attraper les images du dehors, je ne pensais pour ainsi dire à rien et à tout en même temps. Transport en commun, en commune intimité avec les autres voyageurs, chacun dans sa bulle de rêverie qui n'est ni tout à fait la sienne propre, ni un espace collectif. De là la sensation de flottement, au seuil du réel. Et cette idée affleurant que la photographie n'est pas seulement un processus de captation de la lumière et des apparences du monde, mais également une tentative de description de la pensée.

17 AVR. 2012 Aprile

en une nuit tombée
neige de printemps



30 MARS 2012 Invention du paysage

En cas d'urgence, il y a deux autoroutes, l'une côté vallée du Rhône (Montélimar), l'autre côté vallée du Buech (Sisteron)... En empruntant l'un des deux itinéraires, Marseille est à trois heures de mon village. Heureusement, ma vie est ainsi faite que le mot urgence a peu d'occasions de s'appliquer. En vérité, c'est mon esprit qui ne lui accorde que peu de sens. Il m'est déjà arrivé de mettre sept heures pour accomplir ce voyage, sans pour autant avoir l'impression d'arriver en retard. En étant bien moins fatigué que si j'avais fait le trajet en trois heures. Quand je monte dans la voiture, la question n'est pas "à quelle heure je vais arriver ?" mais "quel nouvel itinéraire je vais inventer ?". Cela tient à  la fois de l'invention du paysage, en tant que le paysage, surtout s'il est familier, est un objet exotique, et du questionnement existentiel : le paysage, en effet, est une extension de mon être... une expression de mon être comme étendue. Dire d'un beau paysage qu'il est beau, c'est insuffisant. Il reste encore à déterminer en quoi il nous bouleverse et nous définit. C'est proprement vertigineux, car toujours les mots nous manquent. On ne sait jamais ce qui du lointain nous touche de si près. Le sentiment de n'être rien, peut-être, mais cela n'advient qu'en fin de vie, et cela s'appelle la sagesse. Le sentiment d'être de retour au pays de l'enfance, ce qui n'appelle aucune explication rationnelle, et c'est le propre des années d'apprentissage. 

Que dire enfin de l'arrivée à Marseille ?
Une sorte de réveil en sursaut.
Et l'on ne sait plus qui on est, d'où on vient, où on va....

1 commentaire:

  1. « […]Avec cette notion “d’empiètement”, le sujet n’est plus ce spectateur transcendantal, point limite du monde parce que non situé en lui ; il est corps enveloppé par le monde, constitué de la même chair que lui, participé par le monde et non face à lui. Monde et corps sont une seule entité, et non plus une substance (res cogitans) face à une autre (res extensa) ; ils sont un même continuum, fait de la même texture ; je ne suis pas devant le monde mais nous sommes dans un rapport “d’enjambement”, “d’embrassement”, que dit in fine la notion d’empiètement. C’est cet “extraordinaire empiètement” qui permet de penser ma relation au monde comme contact plus que comme frontière. […] »
    Comme je ne me balade pas toujours avec Merleau-Ponty dans ma poche, je n’ai pu trouver que ce commentaire d’Isabelle Thomas-Fogiel (1) , pertinent mais qui demandera peut-être seconde lecture, pour illustrer combien tes propos m’ont fait penser à Merleau. Dans 'Phénoménologie de la perception', ou peut-être dans 'La prose du monde', il y a de très beaux passages sur la conscience du monde qui s’étend de mes yeux à l’horizon de mon regard. Je suis ce que je vois. On comprend mieux alors comment les paysages façonnent les hommes…
    Il y avait longtemps que je ne t’avais pas lu. C’est toujours avec bonheur.

    (1) http://www.cerium.ca/IMG/pdf/PEKIN_2008_Merleau.pdf



28 MARS 2012 Voyage au bout de l'hiver

C'était la veille du décollage de Paris CDG, j'étais passé à Lyon pour voir ma sœur, celle d'Ici finit l'exil . Il y a dans cette photo en couleur qu'on dirait monochrome tout ce qui fait l'hiver français, les courants d'air qui se glissent sous les manches, dans les cols, à l'intérieur des capuches... le repli sur soi selon une mécanique de stress, peur de manquer son train, peur de se faire remarquer, peur de se faire voler ses bagages, manque de perspective aérienne, et sans doute de perspective existentielle... Et ce décor immuable ne cesse de renvoyer en arrière, carrelage, néon, fosse, dont on n'ose formuler complètement ce à quoi il nous fait penser. Les grandes gares ont définitivement perdu leur puissance onirique, les voyages qu'elles proposent mènent sur les lieux de travail, ramènent au quotidien, et au mieux font arriver les trains à l'heure. Heureusement, une fois à bord, la rêverie du voyage nous submerge, et la fatigue même devient langoureuse. Deux jours plus tard, on descend doucement vers la terre natale, les yeux éblouis, l'esprit vaporeux. L'hiver s'est mué en été.


17 MARS 2012 Café Grand-père

De l'avenir, je ne discerne pas grand-chose dans mon café. En revanche, je vois en accéléré la formation de notre galaxie, appelée Voie Lactée. Cette modélisation présente quelques avantages. Le noir du café peut se comparer au noir d'un ciel nocturne sans pollution lumineuse. Et la mousse en tournant produit immanquablement une belle spirale. Surtout, c'est assez plaisant d'être celui qui tient la cuillère. On peut alors se représenter Dieu en homme sans qualité, qui commence sa journée au café de son village, trouvant pour chaque sujet de conversation la blague la moins drôle qui fait quand même rire. 


16 MARS 2012 Miroir du temps

Ce qui est frappant, dans ce mille-feuilles d'instants accumulés, c'est que nous soyons tous de face, comme si l'idée de connection devait aller de pair avec le fait de voir le visage de l'autre, de voir dans le visage de l'autre qui est en train de nous voir la preuve de l'abolition du temps et de l'espace. Il n'en demeure pas moins que la séparation est à l'oeuvre dans chaque moment de la vie dite moderne, et ce qui insiste à nourrir notre imagination trouve sa source dans la figure de l'homme incapable de voir son visage dans le miroir (Magritte), et celle du petit Yi Yi, l'enfant mélancolique qui photographiait les nuques des gens pour leur montrer ce qu'ils n'ont pas l'habitude de voir de leur propre personne.



14 MARS 2012 Nuit d'enfance

Mon frère, petit matin. La veille, on avait bu de la bière jusqu'à ne plus pouvoir lever le coude. On est comme ça, avec mon frère, il n'y en a pas un pour dire non à l'autre, ou seulement peut-être. C'est à peine si on se parle quand il s'agit de prendre une décision, ou de laisser aller les choses comme bon leur semble. On avait eu une grosse journée, du genre sans répit. On avait fini en filmant à la 500 asa son tuk tuk dans une ruelle obscure. La petite heure sup nous avait mené bien au-delà de minuit. Il restait tout Vientiane à traverser pour déposer Aaron et Céline chez ma soeur Pok... En guise de tisane, on avait ouvert la bière. Après ça, j'ai dit à mon frère que j'allais dormir chez lui. L'idée l'a fait sourire. On a roulé dix minutes sur la route défoncée jusqu'au village... Le tuk tuk secouait sec, à la cadence d'une mitraillette. J'entends encore notre entrée en fanfare dans sa maison. Il a filé droit dans la chambre où dormaient sa femme et ses enfants. Il a allumé le néon, en annonçant que son grand frère dormait dans sa maison. Il a remué tous les tiroirs à la recherche d'une moustiquaire, d'un oreiller, de couvertures... Cinq minutes plus tard, je m'endormais dans la moustiquaire, sous une couverture, la tête posée sur un doux oreiller. De matelas, il n'y avait pas. Une natte avait fait l'affaire. Cette nuit-là, j'ai dormi comme un bébé.

12 MARS IN ABSENTIA

La maison de mon frère n'est pas terminée. C'est moins un état des lieux qu'une définition du genre de personne auquel appartient mon frère, et du genre d'habitat dans lequel il convient de classer la maison laotienne. Quand je me réveille ce matin-là, les enfants sont debout depuis longtemps, de même que leur mère. Quand je photographie cette scène, je suis à la fois en dedans et en dehors du tableau. Cela ne doit rien à ma discrétion, mais à quelque inflexion cézanienne du regard, dès lors qu'on se trouve en terre laotienne. Autrement dit, je fais partie des meubles, ce qui, en soi, est un abus de langage, car de meuble, au Laos, il y en a très peu. J'existe sans exister. Mon regard pèse le poids d'une plume. Plus précisément d'une moustiquaire, maison dans la maison, chambre rêvée, cotonneuse, vaporeuse. Nul besoin de sortir de mon demi-sommeil. Nul besoin de faire semblant de dormir. Je suis là, la vie suit son cours.

8 MARS 2012 Du souvenir, depuis longtemps, l'objet perdu


4 JAN. 2012 Abyss

Drôme des collines, terre des brumes hivernales. On pourrait y faire des films écossais, avec monstres de lac sans fond, fantômes, paysans taciturnes. Ou bien des films de bandits des grands chemins, de meutes de loups, de chanson de geste. De retour de l'hiver laotien, qui est en réalité un printemps fait de douces journées ensoleillées, le contraste est saisissant. Comme quitter la surface de l'océan pour plonger dans les abysses.

21 DÉC. 2011 Pas de hauteur plus grande que celle du souvenir

C'était l'été dernier, Frédé avait débarqué chez moi avec ses deux enfants. On avait l'idée de travailler sur la préparation du film Tuk tuk. Les enfants, eux, voulaient attraper des poissons dans la Drôme. Finalement, ils se sont résignés à attraper des sauterelles. Je les avais sans doute orientés vers cette chasse afin de satisfaire ma nostalgie des années d'enfance. Mais je n'attrapais pas les sauterelles avec un filet fluorescent, je les tapais avec une longue baguette de bambou. La tige sifflait dans l'air, claquait sur l'animal, conclusion fatale d'une course poursuite qui pouvait s'étirer sur des centaines de mètres, selon l'adresse du chasseur et la résistance de sa proie.
Voici une séance de torture à laquelle je n'eus jamais recours autrefois, d'abord parce que nous n'avions pas de baignoire mais un puits, ensuite parce les sauterelles tapées n'avaient pas besoin d'être tuées avant de passer à la poêle. Le spectacle ne choqua pas nos ouailles outre mesure. Pour ce qui me concerne, il provoqua une réminiscence précise : le meilleur temps pour chasser les sauterelles, est un jour de pluie. Alors, on ne parlera pas de chasse mais de cueillette. Les petites bêtes aux ailes alourdies par les gouttes d'eau, ballottées par le vent, s'accrochent comme elles peuvent aux herbes. 
Je n'avais plus jamais mangé de sauterelles après mon départ du Laos un matin du mois de janvier 1976. Aussi, l'eau me vint-elle à la bouche lorsque j'entrepris de cuire à la française, c'est à dire avec de l'huile d'olive, de l'ail et du sel, le fruit de la chasse d'enfants qui ne s'imaginaient pas ce que ce jeu pour moi avait de sérieux, jusque dans son imprudence : ainsi, si Frédérique n'avait pas fait une recherche rapide sur internet, je ne me serais pas posé la question de savoir si toutes les sauterelles étaient comestibles. Celles de la Drôme, je dirais qu'elles sont non toxiques mais parfaitement immangeables. Pour donner une comparaison, cela rappelle quand on croque dans une olive cueillie dans l'arbre. On n'en meurt pas, mais on a besoin de plusieurs jours pour se débarrasser de l'agression ressentie. Je m'étais fait une joie de replonger dans une sensation d'enfance, de retrouver en quelques bouchées gourmandes ce qui m'avait été dérobé durant de longues années. La déception grandit rapidement en tristesse. Et pour les enfants, c'est une histoire de plus sans fin. Eux aussi, à écouter mes récits de chasse à la sauterelle, n'attendaient plus qu'une chose : que le conteur fasse s'envoler le tapis volant. Las, le roi était nu. Les sauterelles finirent à la poubelle. Qu'EvaJoly me pardonne. 
Six mois plus tard...
Je n'aime pas les histoires qui se terminent mal. Voici donc une jolie fin. Nous sommes au Centre Culturel Français de Vientiane, c'était la semaine dernière (je suis maintenant à Nanterre, ouest de Paris). Avec Frédérique (sans ses enfants), nous avons rendez-vous avec Emilie, responsable des projets culturels du Centre. Juste avant, nous étions au Marché du Matin. C'est là que j'ai acheté, pour le prix de cinq mille kips (cinquante centimes d'euros) ce sac de sauterelles... sautées. Un délice à la hauteur du souvenir que j'avais des sauterelles de mon enfance. Emilie est arrivée à l'heure convenue. Elle n'a pas goûté à mes sauterelles. Ni Frédérique d'ailleurs, ni Ghislaine notre interprète. A chacun son enfance, et ses madeleines proustiennes. Essayez d'expliquer à un Laotien l'envie de cancoillotte d'un Jurassien après trente-cinq ans d'exil à Savannakhet... Ce jour-là, au Centre, j'ai bu un milkshake à la noix de coco, et j'ai commandé une quiche (prononcer Kit) que j'ai à peine mangée. Alors, revenons à nos sauterelles : saisies dans l'huile de friture, parfumées de citronnelle, sel et gingembre... agrémentées de feuilles de citronnier frites : croquantes comme chips, explosant de saveur de citron.





1 NOV. 2011 Salon d'automne

J'avais dans la poche du gilet un couteau de cuisine qui piquait qui piquait.
Les champignons étaient bien cachés, le couteau n'a pas servi.

J'avais, à la main, mon appareil photo.

Les paysages de l'automne, beaux, sublimes, sont comme la mer.
Difficile de les faire contenir dans des images.

Ce salon d'automne est celui d'un gîte, dernière maison avant la montagne.
Il est situé en surplomb du village (Châtillon en Diois), juste en face du cimetière.

22 OCT. 2011 Tout va bien

Saumon sauvage, noix et corail de saint-jacques en sashimi, radis chinois, concombre, aneth, sel, poivre... deux verres d'entre-deux mers.

19 0CT. 2011 La route du retour


Stockholm, c'est fini... à l'instant, dans un transfer hall de l'aéroport d'Amsterdam, attendant l'avion pour Lyon Saint-Exupéry... espérant aussi retrouver ma voiture garée au bord d'un chemin de campagne, le long d'un champ de maïs sans doute transgénique, étant donnée la taille du terrain... j'ai laissé ma voiture là, au milieu de nulle part, pour éviter de payer le parking pendant six jours... ensuite, il me restera encore trois heures de route... ce qui portera Stockholm à douze heures de voyage... que resterait-il du voyage si on voyageait à la vitesse de la lumière ?