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Affichage des articles du 2010

chant et orgue à bouche du Laos

Le Khène : un orgue à bouche à découvrir La première fois que les Européens entendent parler de l’orgue à bouche — un instrument original qui fonctionne avec l’expressif principe de l’anche libre —, c’est en 1636, dans le Traité d’Acoustique de Marin Mersenne. Par la suite, le monde des sciences et de la musique a pu découvrir que l’instrument avait des cousins dans toute l’Asie : le sheng en Chine, le sho au Japon… Outre ce son si particulier, le khène se joue en soufflant et en aspirant à la manière d’un harmonica dont il est aussi l’un des ancêtres. L’instrument, en « radeau », se compose de deux rangées parallèles de tuyaux en bambous, enchâssés dans une chambre à vent, une sorte de globe en bois creux. Dans la musique des Lao, on trouve d’autres instruments à anches libres, qui sont peut-être les précurseurs de l’orgue à bouche actuel. Les lamelles de métal (cuivre) résonnent aussi parfois dans une sorte de trompe en corne de buffle. Indissociable des fêtes et de certaines cér...

LAST SUMMER

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Le film Ici finit l'exil est dédié à la France rêvée de mon père. Une spectatrice, après la projection du 16 décembre à l'Espace Jean Dame à Paris, m'a demandé si cette dédicace contenait une part de déception dans la France réelle que j'ai connue moi-même. La réponse à cette question se trouve dans ce texte écrit en 1997, dernier chapitre dont le titre Last summer a donné le titre du livre. Ce fut sans doute mon premier mouvement vers le cinéma et les premiers mots d'un projet qui allait s'incarner dans le film Ici finit l'exil .

Bande-annonce ICI FINIT L'EXIL

Ici finit l'exil - Bande-annonce Paris 16 décembre 2010 from Kiyé Simon Luang on Vimeo .

Ici finit l'exil / Belfort Entrevues décembre 2010

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L'adieu à Grand-Mère

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  Les moines récitent des textes sacrés qui sont repris en chœur par les amis et la famille réunis dans la maison de Grand-mère. La cérémonie se termine avec un rituel spécifique : pendant que le moine le plus âgé récite une prière, les personnes placées devant vident très lentement l'eau d'une bouteille dans un bol, presque goutte à goutte, de sorte que la dernière goutte tombe quand la prière se termine.  Les personnes placées derrière se touchent de proche en proche pour participer au rituel du versement de l'eau. A la fin, l'eau de tous les bols est reversée dans un récipient plus grand. 

Cela dont je ne connais pas le nom

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J'aurais dû m'arrêter pour observer le phénomène, au lieu de quoi, je me suis garé sur le bas-côté, j'ai pris une photo sans sortir de la voiture et je suis reparti en direction de cela dont je ne connais pas le nom, une coulée nuageuse ? un tsunami aérien ? Ensuite, je ne me souviens plus de rien. Cette chose avait-elle une consistance particulière ? Etait-elle froide ou chaude ? Laissait-elle aux ondes sonores la faculté de se mouvoir dans l'espace ? Combien survécurent à part moi ?

Si je m'achetais un âne ?

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La nuit tombe à 15h à Stockholm en ce moment, c'est l'une des rares phrases où le mot tomber sonne juste, s'agissant de la nuit. En revanche, le jour se lève, ça ne marche plus du tout. Surtout quand c'est couvert ! Il y a longtemps, j'ai vu un reportage sur un village de montagne en équateur. Douze heures de jour, douze heures de nuit toute l'année, 19 degrés toute l'année, pas grand-chose à se mettre sous la dent, de sorte qu'on ne risque pas de faire des excès alimentaires. Les gens y vivent très vieux. Il ne manque que leurs actes de naissance pour faire de vraies statistiques. Voilà le genre de pensées qui vous traversent à force d'écrire avec un ordinateur. Stevenson, lui, n'avait pas d'ordinateur, il faisait de l'âne et du canoë, il est mort aux Samoa .

Soon

Brussels a long time ago

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TOUT A ETE DIT CENT FOIS/ET BEAUCOUP MIEUX QUE PAR MOI/etc,etc

Il pleut, plus ou moins, mais le temps reste doux en ce lieu, en ce jour. Quel lieu ?… peu importe car ce qui nous réunit - outre le fait d'avoir les pieds sur la même terre - c'est que les yeux de l'un lit à l'instant ce que la main d'un autre a écrit... Un autre qui a trouvé la pluie douce. Ce qui mérite à peine d'être dit. Alors peut-être parler d'un livre lu : « de A à X » de John Berger, L'Olivier 2009 …mais d'autres encore font cela beaucoup mieux, en des lieux autorisés. Dire quelque chose de ces concertos pour violon de Jean-Marie Leclair (1697-1764) qui habitent délicatement l'espace en ce début de nuit paisible ? Ceux qui les connaissent s'en délectent déjà. Qui les ignore s'en passe fort bien. En voilà une impasse ! Va-t-il falloir se rabattre sur la recette de la truite au sel de Guérande qui pourrait orner la table du soir ? Parler des mérites comparés de la planche à repasser étroite, large ou extra-large ? De ce ...

Marseille

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L'image n'est pas d'aujourd'hui mais de l'été dernier. Elle contient l'expression le temps passe vite. Plus vite  que cette nuit quand je me suis réveillé en me doutant que le point du jour était encore loin. Quelle heure pouvait-il être, trois heures, quatre heures ? Aucune indication ne me fut donnée dans les sons de la nuit. De même, cette image, pour qui ne connaît pas le lieu où elle a été prise, ni la personne qui habite ce lieu, ne raconte rien de précis. Sauf à moi-même. C'est très important dans ces cas là de ne rien dire de plus. Les mots comme les images racontent beaucoup à donner peu. Combien de fois une histoire s'est-elle perdue à trop vouloir se donner ? 
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Moutzi

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Jumpette ne sait pas que Moutzi est mort, Moutzi lui-même ne sait pas qu'il est mort, il ne sait plus rien, il ne sait pas que Jumpette l'attend, le cherche... Moutzi, chat noir, silhouette ciselée, avait la démarche d'une panthère, le port d'un prince, jamais à se précipiter sur sa pitance... il est mort dans son sommeil, dans la position du chat qui dort, aidé par la légèreté d'un vétérinaire qui ne fait pas la différence entre milligramme et gramme, mort de sa vieillesse, du temps qui passe, mort d'avoir vécu... il va sans dire qu'il parlait peu, et mes mots sont de trop... je ne fais pas un poème de la disparition de Moutzi, j'essaie de la décrire, ce n'est pas simple... parce que rien n'a changé... faudrait demander à Jumpette... qu'est-ce qu'elle attend là ?

Le Creusot

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et selon quel hasard ou facétie du destin - nul déterminisme assurément - je me suis envolé de mon Laos natal pour atterrir au Creusot, 146 b rue Maréchal Foch ? Les voisins du dessus, nous étions au troisième, ils étaient donc au quatrième, s'appelaient Skubla, ils étaient déjà vieux... et moi, pas encore assez pour me poser des questions... je découvrais les biscottes et la manière de les tartiner, je découvrais les couteaux comme couverts de table (d'où je venais, tout était coupé par ma mère au moment de la confection des plats ; "à table" ne voulait rien dire, nous mangions sur une natte, assis en tailleur, seul mon père utilisant des baguettes : c'était un exilé du nord, à portée de flèche de Chine et Vietnam, pas un vrai Lao... les cuillères et les doigts étaient nos outils pour les repas... toute la douceur du Laos est là...) Le Creusot ne ressemblait à rien de ce que j'avais connu et qui pût s'appeler une ville... le petit HLM où Florence et Ge...

Laisser le passage libre

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Saint Jean

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J 'entrais en extase un dimanche, et j'entendis une voix claironnant derrière moi : (11) «Ecris dans un livre ce que tu regardes, et adresse-le aux sept Eglises, à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicé.» (12) Je me retournai pour savoir quelle voix me parlait : j'aperçus alors sept chandeliers d'or, (13) et parmi eux comme un Fils d'homme; il portait une tunique longue, une ceinture d'or lui barrait la poitrine; (14) il avait la tête et la chevelure blanches comme laine d'un blanc de neige; ses yeux flamboyaient, (15) ses pieds semblaient de bronze fin rougi au four, sa voix retentissait comme celle des grandes eaux; (16) de la main droite il tenait sept étoiles , sa bouche dardait un glaive acéré à deux tranchants, et son visage éblouissait comme un soleil ardent. (17) A sa vue je tombai à ses pieds en pamoisson; mais il posa sur moi sa droite et dit : «Ne crains point; je suis le Premier et le Dernier, et le Viva...

Mobilis in mobile

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Si les salades poussent moins vite que les vagues de la mer, leur mouvement n'en est pas moins mystérieux. Je regrette que ni Eadweard Muybridge ni Etienne-Jules Marey n'eussent jugé nécessaire d'étudier ce sujet.