Mangoustan, fruit de l'intime
Chaque journée d'une personne consciente qu'elle connaît moins du monde qu'elle en ignore les mystères devrait commencer par la description du plus beau des fruits, le mangoustan. Exercice qui adoptera la forme d'un poème, d'une nouvelle, d'un essai, d'un poème calligraphié au pinceau, à la plume, à la mine de plomb et avec tout ce qui laisse des traces sur un support quel qu'il soit... De sorte qu'on glissera naturellement vers des exercices de dessin et de peinture proprement dits, parce que l'esprit n'est alerte que si l'œil est vif, la main et le corps sollicités. Bien sûr, toutes les pratiques commencent et se terminent par la dégustation de ces fruits délicieux. Ce qui, du mangoustan, trouble l'esprit jusqu'à l'intimider, c'est sa beauté extérieure. Une peau épaisse d'un noir sanguin, entre bleu sombre nocturne et subtil incarnat, sphère parfaite couronnée de quatre folioles et d'un pédoncule robustes, on dir...