Le rêve américain
De Bruxelles, nous prenons la route vers l'Allemagne peu avant midi. Jour de Noël gris, pluvieux, tiède. Nous faisons un crochet par le Grand-Duché de Luxembourg, dont la capitale éponyme ne parvient à nous ralentir que par le mécanisme des feux rouges et des stops obligatoires. Revenus sur l'autoroute, nous faisons une dernière halte à une station d'essence pour bénéficier d'un carburant non taxé à la vente. Puis nous filons de nouveau à grande vitesse en direction de l'Allemagne. La frontière est franchie sans que je ne m'en rende compte. A toutes les sorties d'autoroute, je lis le mot ausfahrt, j'en déduis qu'il doit signifier freiner ou ralentir. Peu avant trois heures de l'après-midi, nous arrivons chez ma nièce Lady. Pourquoi elle habite une petite ville du côté de Kaiserslautern ? Répondre à une telle question reviendrait à raconter l'histoire du 20e siècle : les deux guerres mondiales, celles d'Indochine et du Vietnam, la Gu...