3 sept. 2018

Jardin rêvé


Pas besoin d'un bâton de sourcier pour repérer la zone la plus humide du jardin, elle a été tondue au début de l'été, deux mois plus tard elle est entièrement colonisée par les plantes non pas sauvages mais libres, ensemencées par le vent au hasard de sa fantaisie. Comparé à cette composition naturelle, mon jardin potager a moins fière allure, il va doucement vers la fin de sa saison. Hier cependant, mon regard fut attiré par une présence familière à l'intérieur du massif, celle d'une dizaine de plants de tomates ! C'est alors que je me suis souvenu avoir jeté ici des tomates abîmées. Elles ont donné des plants d'une belle vigueur qui ont poussé sans tuteur en s'appuyant les unes sur les autres. Elles fleurissent encore, et des belles grappes sont déjà formées. Je doute que les fruits aient le temps de mûrir, mais le spectacle suffit à nourrir mes rêveries de jardinier.