22 oct. 2015

L'automne est à nous

Les Baronnies s'offrent au regard comme une splendeur de la nature et du labeur des ses habitants. C'est un pays béni, entre Vaucluse au sud, les Hautes Alpes à l'est, la vallée du Rhône à l'ouest, et la Drôme septentrionale, lui même étant situé dans la Drôme dite provençale. Les abricotiers et les oliviers occupent les pentes ensoleillées, dans la compagnie gourmande des figuiers, des orangers, des amandiers, des noyers, des poiriers, des cognassiers, du thym, du romarin... et, en automne, des lactaires sanguins, des lactaires délicieux et des petits gris, champignons qui poussent en abondance, au grand air du Mistral, à la vue des promeneurs, de sorte qu'il est aussi difficile de ne pas les trouver qu'il est aisé de les chercher. En trois fois une demi-heure de cueillette, j'ai pu en remplir trois cartons. Quant aux coings, non cultivés, ils compotent sur les arbres qui bordent les chemins, entre vignes et plantations fruitières. Leur parfum tout en douceur est la note complémentaire à celui de la lavande. Je sais de ces fruits du paradis faire des tatins de pur délice. Il faut d'abord les cuire en cocotte, dans le panier vapeur, pour les attendrir. Puis, les découper en lamelles, comme des pommes, et les disposer en rosace sur le caramel, en profitant de l'avantage qu'ils ont sur les pommes de garder une belle tenue sous la fournaise. Un Meursault grand cru de derrière le fagots donnera une touche finale propre à effacer tout voile d'inquiétude de votre vie, au moins pour une saison, dans la disposition de l'esprit à laisser persister les bonnes sensations d'existence.

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