19 août 2015

Espace-temps

J'ai tant à explorer de mon paysage que, le plus souvent, je reste chez moi, travaillant aux scénarios de mes films qui se passent loin d'ici, au Laos. Cela tient beaucoup au fait que les paysages du Diois sont trop beaux, comme on dirait de la mer ou de la voie lactée, de sorte qu'il est vital de ne pas céder à la tentation de la contemplation sans fin, sous peine d'y laisser, littéralement, sa vie. Alors, de temps en temps, je vais sur le motif faire des photographies de paysage. Je pousse des oh ! et de ah ! de contentement, puis je m'en retourne dans mon intérieur, tout heureux d'être en vie et conscient de la brièveté d'icelle.

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