15 août 2012

Ere glaciaire

Une distraction dont je suis coutumier, qui est aussi mon état normal de vigilance, m'a fait supprimer les vingt et quelques derniers messages de l'orient de l'Orient. Après un premier temps de fatalisme, j'ai décidé de fouiller les entrailles de Big Brother pour récupérer les messages perdus. Ce ne fut pas chose aisée, mais pleine d'enseignement. Le principal étant que rien ne disparaît définitivement de l'internet ; et cela est autant cause de contentement, puisque j'ai pu retrouver les messages "supprimés", que d'un questionnement confinant à une inquiétude diffuse. Cette dernière peut se dire en ces termes : la virtualité de l'internet, en même temps qu'elle nous prive de l'expérience réelle des relations aux autres, nous prive surtout du risque de la perte, puisque que la première condition de la perte réside dans la possession absolue, intime et charnelle. 

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