9 févr. 2010

Hier, en rentrant de Die vers mon chez moi sous-loué à Châtillon-en-Diois, entre chien et loup, à Pont-de-Quart, au carrefour avant le pont, je venais de tourner à gauche pour prendre la route de Châtillon, abandonnant la route de Recoubeau et Luc-en-Diois, etc. je vois un gars qui levait le pouce, alors je m'arrête... le gars, im'di (il me dit), entrouvrant la portière de ma Super 5 rouge (la couleur n'a aucune incidence sur l'histoire) : - Je vais en direction de Châtillon... - Ben, kejluidi (que je lui dis), monte... Deux virages plus loin, im'di (il me dit) : - En fait, je vais à Menglon... - Ben, kejluidi (que je lui dis), je t'emmène à Menglon ! Trois kilomètres plus loin, à Saint-Roman, y'a un gars plus jeune, lycéen, le pouce en l'air... Je m'arrête, il monte à l'arrière... Le gars que j'ai pris à Pont-de-Quart, il ne trouve rien de drôle à la situation, c'est juste normal... Pas causant de toute façon... A Menglon, il ouvre quand même la bouche pour dire que je peux le laisser à l'entrée du village... vu que pour aller à Châtillon, il faut tourner tout de suite à gauche... Bon, il descend, merci, au revoir, sans plus de façon. Le Lycéen reste derrière, il dit que pour cinq minutes, c'est pas la peine de passer devant... On discute plus qu'avec l'aut'gars, on rigole comme gens qui se comprennent (et pourtant, on vient de se rencontrer), il dit que le bus de ramassage scolaire (richesse infinie de la langue française) met 3/4 d'heure pour relier Die à Châtillon, il passe par Recoubeau, Menglon et d'autres bleds dont j'ai oublié les noms, alors, il a commencé à faire du stop parce qu'il a d'autres choses à faire que de rester 45 minutes dans un bus après sa journée de Lycéen... Je lui demande si ça marche bien, le stop... Il répond que oui, tranquille, c'est facile, tout le monde s'arrête... En l'écoutant, je me rappelle mes déboires de stoppeur accumulant toutes les erreurs possibles et imaginables... un jour, partant de Bruxelles à 8h du matin pour Paris, j'étais arrivé à Lille à 11h et repartais vers la Belgique à midi et demi... la première voiture (une jolie femme en Range Rover) m'avait dit "je vais pas à Paris mais à Lille et Lille est plus près de Paris que Bruxelles..." Je suis donc monté... La deuxième voiture m'a dit (je me souviens plus du visage, sans doute un homme sans signe particulier, on était dans une zone industrielle) : "Je vais pas à Paris mais à Bruxelles, si tu veux je te dépose à la frontière, c'est plus loin de Paris mais il y a plus de voitures qui vont à Paris et tu seras ailleurs qu'ici ou tu n'as aucune chance..." Il était gentil comme savent l'être les Belges, sans y penser, et moi, je commençais à avoir froid... je suis monté... Comment je suis arrivé à Paris en fin de journée, entre chien et loup, c'est une autre histoire, à moins que ce ne soit la même... je veux dire que celle du gars de Pont de Quart et du Lycéen ramassé à Saint-Roman...

KSL

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